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samedi 25 juillet 2015

Burek et Ćevapčiči

Fred et Luc sont partis dimanche passé à l'aube pour rentrer en Suisse. Et ils ont bien tracé les cocos, Split-Porrentruy en une journée, chapeau!















De mon côté, je suis allé plus au sud vers Dubrovnik. Que dire de cette ville? Magnifique centre historique: assurément. Ville où affluent des hordes de touristes débarqués de croisières le temps d'une journée: encore oui. Vu qu'il fait rapidement trop chaud et que la ville de remplit dès 08h30, j'ai décidé Der lever vers les 06h00 afin de parcourir la ville quasiment déserte. 
Ci-dessous quelques impressions de ce parcours matinal:

"Dubrovnik, lundi 20.07.15: réveil à 06.00 du matin, les yeux encore collés je me laisse descendre sur la rue principale qui est quasiment vide. Quelques fêtards de la veille errent une bière à la main, les cantonniers s'affairent à rendre sa beauté à l'ancienne Raguse, les serveurs des bars prennent leur café avant d'entamer leur journée marathon, les maraîchers s'affairent minutieusement à la préparation de leurs étals et il fait (presque) frais. Un tel début de journée vaut son pesant d'or malgré le peu d'heures de sommeil. En effet, dans moins de 3 heures, Dubrovnik sera devenu une fournaise qui n'aura pour seule fonction que le rôle de réceptacle de tourisme de masse. Les vols low-cost qui affluent, sans compter les énormes paquebots qui vomissent littéralement les passagers dès 08h30. Bref même si elle garde sa splendeur le restant de la journée et de la nuit aussi, elle prend un sérieux coup de vieux une fois que la machine touristique de masse s'est mise en marche.

Je dis cela sans jugement, un simple constat car il serait prétentieux de croire que je ne contribue moi aussi à ce système et que surtout ce système permet à des personnes de vivre. En parlant de personnes, j'ai rencontré Dom dans le bus entre Split et Dubrovnik. Grâce à lui, j'ai appris que les Croates pouvaient bénéficier de réduction dans certaines échoppes de la ville. Un moyen intéressant de laisser un accès décent aux gens du pays aux lieux qui ont fait leur histoire."










J'ai ensuite parcouru la muraille autourant la vieille ville et le soir suis monté à pied au mont Srđ qui domine la ville pour y admirer le couché de soleil. A première vue, pas moyen de trouver un endroit pour le voir de manière optimale, mais après avoir contourner une barrière et escaladé un muret, j'ai pu trouver un bon endroit pour prendre quelques photos. Avant de partir pour Mostar et la Bosnie-Herzégovine, je suis allé voir une exposition de photos sur le conflit ukrainien et celui de l'ex-Yougoslavie. Il est vraiment troublant, étrange et choquant de voir des images de guerre de la ville où l'on se trouve.
Après la Croatie, j'ai donc mis le cap sur la Bosnie-Herzégovine et à peine la frontière passée tout change. L'alphabet latin et cyrillique cohabitent sur les panneaux routiers, les premiers minarets apparaissent, les premiers appels des muezzin se font entendre et le bleu transparent de l'Adriatique laisse place au vert des Alpes dinariques. 

A la sortie du bus climatis
é, Mostar vous étouffe directement sous ses quarante degrés. Pour arriver au centre, il faut traverser la partie non touristique qui porte encore les stigmates de la guerre et rappelle que l'histoire est ici encore en train de s'écrire. Arrivé au centre de la ville, le pont trône majestueusement, suspendu entre les deux rives de la Neretva. Pourquoi ce pont est-il fameux? Il a été détruit le 9 novembre 1993 par les forces croates, deux plaques au sol prient d'ailleurs de ne pas oublier. Ce pont symbolise un passage entre l'Orient et l'Occident, sa destruction créant de facto une ligne de séparation entre Mostar-Est et Mostar-Ouest, voilà pour la petite histoire (et merci au Routard ;-) ).











Je suis resté à Mostar une journée et suis reparti le lendemain matin en train vers le petit village de Konjic. Première pluie du voyage, du temps pour se poser un peu, lire et écrire. Je suis allé courir sur les hauteurs et là un curieux sentiment de déjà vu: Konjic pourrait se confondre avec un de nos villages des Alpes suisses si ce n'est qu'ici les mosquées ont remplacé les églises et surtout que le café coûte 50 centimes au lieu de 4.50 CHF!!! Il y a également dans les environs de Konjic un ancien bunker construit par Tito en cas de guerre nucléaire. Bunker destiné à quelques 350 hauts fonctionnaires et membres de l'élite de l'armée où une autarcie complète était assurée  pendant 6 mois.
Bref, cela a été agréable de se poser deux jours ici après la frénésie de Mostar et surtout celle de Dubrovnik.









Je voulais ensuite rejoindre Sarajevo en train mais une fois arrivé à la gare, point de train. Heureusement, j'ai pu compter sur la gentillesse d'un habitant du coin qui m'a indiqué le chemin jusqu'à l'arrêt de bus le plus proche. J'ai donc rejoint la capitale bosniaque hier soir et y ai déjà dégusté d'excellents "čevapčiči" (rouleau de viande hachée grillée) et je compte bien aussi manger quelques "burek"  (pâtisseries salées fourrées avec du fromage, des épinards, de la viande hachée).
 

 

samedi 18 juillet 2015

Tennis en Dalmatie

Après la folie de Zrce, nous avons suivi les conseils d'Ana (la propriétaire de l'auberge où l'on se trouvait) et mis le cap sur Sibenik. Avant d'arrivée à Sibenik, nous nous sommes arrêtés à Zadar pour découvrir cette magnifique ville et aussi voir la finale de Wimbledon entre Djokovik et notre Roger national. 


On voulait du calme à Sibenik et on en a eu! Cette petite ville côtière avec ses minuscules ruelles, nous a charmé et permis de souffler un peu. Nous avons passé une nuit dans une auberge de jeunesse où nous avons rencontré Valentina, une italienne fort sympathique et parlant très bien le français. Comme elle avait le même plan que nous le lendemain, à savoir aller au parc naturel de Krka, on en a profité pour le visiter ensemble. Si le lieu est vraiment joli, il est aussi très (trop?) fréquenté. On a passé la journée à jouer à la "mini" pétanque (merci Fred!) entre deux baignades.





Après Sibenik, nous sommes allés sur l'île de Brac, puis celle de Hvar et là: eaux turquoises, farniente, soirées animées et magnifiques criques au caractère exclusif.








Nous sommes arrivés hier (17.07.15) à Split d'où Fred et Luc vont repartir vers la Suisse. Quant à moi, je vais débuter le voyage seul vers Dubrovnik puis pourquoi pas la Bosnie-Herzégovine : Mostar, Sarejevo...

Mais avant cela, je tiens à remercier du fond du coeur Fred et Luc de m'avoir poussé jusqu'ici. Ils m'ont permis de commencer ce périple dans une atmosphère légère et plutôt festive ;-). Maintenant un mélange d'excitation et d'appréhension m'habite.


La voiture sauna

Partis de Porrentruy lundi 6 juillet 2015 vers les 6h du matin, Fred et moi avons parcourus en une dizaine d'heures les quelques 900 kilomètres nous séparant de Ljubljana. 
Dans la douceur du matin, nous avons dit au revoir au Jura, aux Alpes, apprécié la verdure chatoyante de la Suisse centrale avant de plonger dans la chaleur étouffante du Saint-Gothard. Petite pause café sur l'autoroute avec Laurence et Cédric qui mettaient le cap sur la Toscane, quelques ralentissements aux alentours de Milan, des litres et des litres de sueur perdus dans la Toyota Aygo transformée malgré elle en sauna ambulant et finalement la Slovénie, sa capitale Ljubljana où Saska nous accueillait les bras ouverts.



Nous sommes restés jusqu'à mercredi matin en Slovénie avant de partir en direction de la Croatie, plus précisément la péninsule d'Istrie. En une journée, nous sommes passés des forêts vallonnnées slovènes aux eaux turquoises de l'Adriatique et aux plages de galets croates (nos pieds les remercient encore ;-)). En descendant vers la ville de Pula, arrêt à Poreč et Rovinj. Cette dernière nous a particulièrement plu. Les petites ruelles, les façades multicolores des bâtiments de la vieille ville et le linge qui sèche pendu entre deux pans de maisons font de Rovinj une ville qui mérite que l'on prenne le temps de s'y arrêter.






Jeudi nous sommes partis de l'auberge de jeunesse de Pula, direction la pointe Sud de la péninsule d'Istrie. Nous sommes ensuite remontés vers Opatija, pause café accompagné d'un "krafi sa orasima" (sorte de Tortellini sucrés avec une mixture aux noix, un régal!) à Labin. Arrivée à Opatija, nous sommes allés déguster d'excellent fruits de mer agrémentés d'un excellent vin de Dalmatie.




Depuis hier nous sommes à Novalja où Luc nous a rejoint. Et là, il faut bien l'avouer c'est de la grosse folie, particulièrement à la plage de Zrce, sorte d'Ibiza version croate. On devrait partir demain de ce lieu de décadence direction Split.

dimanche 5 juillet 2015

Vers l'Est

Me voilà prêt à repartir pour une année de découvertes autour du globe, mais cette fois vers l'Est. Pourquoi l'Est? En rentrant d'Amérique du Sud, il y a maintenant 4 ans, je prenais enfin le temps de lire "L'Usage du Monde" de Nicolas Bouvier. Dire qu'il m'a inspiré pour ce voyage est un doux euphémisme. 

A l'instar de Bouvier, je ne pars pas seul. Durant les deux premières semaines, Fred va prendre la route avec moi depuis la Suisse vers la Slovénie dans un premier temps, puis vers la Croatie.

Ouvrir grand les yeux, les oreilles, apprendre quelques mots dans les langues locales,  appréhender et tenter de comprendre les différentes cultures, goûter les spécialités locales, bref m'imprégner du quotidien des personnes qui se trouveront sur mon chemin sont des éléments essentiels à ma conception du voyage. Je sais déjà que des remises en questions, des coups de coeur et de gueule agrémenteront mon périple et je trépigne d'impatience d'aller voir un peu plus loin que le bout de mon nez.

Avant de terminer cet article, je tiens à remercier ma famille, mes amis ainsi que mon employeur d'avoir été d'une compréhension sans faille et d'une aide indispensable à la bonne mise en route de ce voyage.

En attendant les premières impressions et les premières photos, une vidéo de Feu! Chatterton qui rend un bel hommage au voyage et dans laquelle je me retrouve un peu.