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jeudi 7 avril 2016

Dragon-manta


Une semaine à Bali avant l'arrivée d'Arnaud. Pas fait grand chose, deux trois tentatives de surf, une journée de conduite sur l'île pour y voir des superbes rizières en terrasses et un temple au bord de l'eau un tantinet bondé. On profite du regard à peine sorti du Vieux Continent qui nous accompagne pour voir, à nouveau, la vie de tous les jours sur l'île avec le plus grand étonnement. Alors que les dépassements un brin osés, les scooters avec quatre passagers, les ordures jonchant le bord des routes ou encore les offrandes déposées sur les trottoirs étaient devenus routiniers voilà qu'ils sont joyeusement remis en lumière. 
 




 
On passe encore une journée à Bali à aller voir les falaises, avant de prendre le ferry pour Lombok.
Arrivés à Senggigi, on fait escale au "Marios BarU Cafe". A la vue de la faune présente, on regrette ne pas avoir été formé en anthropologie, tant elle est sujette à l’étude: "La parade nuptiale de l'homo australis post divorce en zone intertropicale". Helmut, le patron autrichien, se lâche en fin de soirée et nous dit qu'il a fait une big mistake qui lui coûte cher. Il n'oublie pas de mentionner comment obtenir une "fin heureuse" au marché du coin, la nature humaine dans sa splendeur!
Excursion d'un jour sur les îles Gili, au programme trois endroits pour faire du snorkeling et d’être à nouveau emporté par la féerie des fonds marins, avec cette fois une mention spéciale pour les tortues de mer. Les voir battre des nageoires et soudain oublier que l'on se trouve dans l'eau tant elles semblent voler... Efficience absolue dans les mouvements, la nature ayant fait les choses à la perfection. 
Retour en scooter vers le port de Lembar, un filou ayant planté un clou dans la roue arrière, on éprouve les joies de la glissade sur le bitume. On se relève direct, un brin tremblant, mais plus de peur que de mal. A peine un kilomètre plus loin, on trouve un atelier où la chambre à air est changée en deux temps trois mouvements pour cinq francs à peine. Traversée paisible en ferry vers Bali. Une nuit de sommeil et une heure et demi de vol plus tard, voilà l’île de Flores. Elle porte ce nom car elle fut colonisée par les Portugais, la majorité de la population vivant sur l’île étant par conséquent catholique. Notre venue motivée par la présence des fameux Komodo, ces lézards géants surnommés à juste titre dragons. On choisit d’aller sur l’île de Rinca pour les observer et profitons aussi de faire notre première plongée en eau libre. Alors qu’à la vue des tortues l’excitation était déjà plus que perceptible, elle atteint son sommet lors de cette journée. Notre instructeur, nous avait dit qu’avec de la chance, il était peut-être possible de voir des raies manta. Apparemment nous avons été plus que chanceux, on a observé de près, de très près ces diables de mer. La puissance que dégage leurs battements de nageoires n’a d’égale que l’harmonie et la souplesse de leurs déplacements, elles flottent, glissent, volent. Un ballet aquatique, les notes de Vivaldi ou Mozart étant les seules manquant à l’appel. 
 














 

Retour à Bali, encore un peu flâner sur la plage tout en cherchant à éviter les coups de soleil. Déguster d’excellents fruits de mer et poissons au marché de Jimbaran, avant qu’Arnaud ne reparte pour l’Europe juste à temps pour fêter la brillante et magnifique victoire d’un autre dragon.

Le principale problème d’une île est que si la vie y est agréable, voir trop agréable, on risque de ne plus vouloir en partir. Alors bon il y a déjà le visa, qui restreint le temps que l’on peut y passer, puis surtout d’autres rendez-vous à ne pas manquer dans un futur proche: Bangkok, le Viêt Nam, le Brésil. Alors on achète son billet d’avion (oui, on peut toujours le manquer, cela ne serait pas nouveau), on trouve un endroit proche de la plage et on se met à l’apprentissage du surf.