Fred et Luc sont partis dimanche passé à l'aube pour rentrer en Suisse. Et ils ont bien tracé les cocos, Split-Porrentruy en une journée, chapeau!
De mon côté, je suis allé plus au sud vers Dubrovnik. Que dire de cette ville? Magnifique centre historique: assurément. Ville où affluent des hordes de touristes débarqués de croisières le temps d'une journée: encore oui. Vu qu'il fait rapidement trop chaud et que la ville de remplit dès 08h30, j'ai décidé Der lever vers les 06h00 afin de parcourir la ville quasiment déserte.
Ci-dessous quelques impressions de ce parcours matinal:
"Dubrovnik, lundi 20.07.15: réveil à 06.00 du matin, les yeux encore
collés je me laisse descendre sur la rue principale qui est quasiment
vide. Quelques fêtards de la veille errent une bière à la main, les
cantonniers s'affairent à rendre sa beauté à l'ancienne Raguse, les
serveurs des bars prennent leur café avant d'entamer leur journée marathon, les
maraîchers s'affairent minutieusement à la préparation de leurs étals et
il fait (presque) frais. Un tel début de journée vaut son pesant d'or malgré le peu d'heures de sommeil. En effet, dans moins de 3 heures, Dubrovnik
sera devenu une fournaise qui n'aura pour seule fonction que le rôle de
réceptacle de tourisme de masse. Les vols low-cost qui affluent, sans compter les
énormes paquebots qui vomissent littéralement les passagers dès 08h30.
Bref même si elle garde sa splendeur le restant de la journée et de la
nuit aussi, elle prend un sérieux coup de vieux une fois que la machine
touristique de masse s'est mise en marche.
Je dis
cela sans jugement, un simple constat car il serait prétentieux de
croire que je ne contribue moi aussi à ce système et que surtout ce
système permet à des personnes de vivre. En parlant de personnes, j'ai
rencontré Dom dans le bus entre Split et Dubrovnik. Grâce à lui, j'ai
appris que les Croates pouvaient bénéficier de réduction dans certaines
échoppes de la ville. Un moyen intéressant de laisser un accès décent
aux gens du pays aux lieux qui ont fait leur histoire."
J'ai ensuite parcouru la muraille autourant la vieille ville et le soir suis monté à pied au mont Srđ qui domine la ville pour y admirer le couché de soleil. A première vue, pas moyen de trouver un endroit pour le voir de manière optimale, mais après avoir contourner une barrière et escaladé un muret, j'ai pu trouver un bon endroit pour prendre quelques photos. Avant de partir pour Mostar et la Bosnie-Herzégovine, je suis allé voir une exposition de photos sur le conflit ukrainien et celui de l'ex-Yougoslavie. Il est vraiment troublant, étrange et choquant de voir des images de guerre de la ville où l'on se trouve.
Après la Croatie, j'ai donc mis le cap sur la Bosnie-Herzégovine et à peine la frontière passée tout change. L'alphabet latin et cyrillique cohabitent sur les panneaux routiers, les premiers minarets apparaissent, les premiers appels des muezzin se font entendre et le bleu transparent de l'Adriatique laisse place au vert des Alpes dinariques.
A la sortie du bus climatisé, Mostar vous étouffe directement sous ses quarante degrés. Pour arriver au centre, il faut traverser la partie non touristique qui porte encore les stigmates de la guerre et rappelle que l'histoire est ici encore en train de s'écrire. Arrivé au centre de la ville, le pont trône majestueusement, suspendu entre les deux rives de la Neretva. Pourquoi ce pont est-il fameux? Il a été détruit le 9 novembre 1993 par les forces croates, deux plaques au sol prient d'ailleurs de ne pas oublier. Ce pont symbolise un passage entre l'Orient et l'Occident, sa destruction créant de facto une ligne de séparation entre Mostar-Est et Mostar-Ouest, voilà pour la petite histoire (et merci au Routard ;-) ).
Je suis resté à Mostar une journée et suis reparti le lendemain matin en train vers le petit village de Konjic. Première pluie du voyage, du temps pour se poser un peu, lire et écrire. Je suis allé courir sur les hauteurs et là un curieux sentiment de déjà vu: Konjic pourrait se confondre avec un de nos villages des Alpes suisses si ce n'est qu'ici les mosquées ont remplacé les églises et surtout que le café coûte 50 centimes au lieu de 4.50 CHF!!! Il y a également dans les environs de Konjic un ancien bunker construit par Tito en cas de guerre nucléaire. Bunker destiné à quelques 350 hauts fonctionnaires et membres de l'élite de l'armée où une autarcie complète était assurée pendant 6 mois.
Bref, cela a été agréable de se poser deux jours ici après la frénésie de Mostar et surtout celle de Dubrovnik.
Je voulais ensuite rejoindre Sarajevo en train mais une fois arrivé à la gare, point de train. Heureusement, j'ai pu compter sur la gentillesse d'un habitant du coin qui m'a indiqué le chemin jusqu'à l'arrêt de bus le plus proche. J'ai donc rejoint la capitale bosniaque hier soir et y ai déjà dégusté d'excellents "čevapčiči" (rouleau de viande hachée grillée) et je compte bien aussi manger quelques "burek" (pâtisseries salées fourrées avec du fromage, des épinards, de la viande hachée).
Joli commentaire Nico ;-) Split-Porren en une journée... Facile avec ta lamborghini climatisée ;-)
RépondreSupprimerLa Bosnie a l'air bien cool aussi. Peut-être y a-t-il un Zrce local en cherchant bien. Les spécialités culinaires sont les mêmes qu'en Croatie apparemment : Burek et čevapčiči. En as-tu goûté d'autres?
Bonne entrée en Serbie et bonne continuation
Fred
Merci Fredo!!
SupprimerLa Bosnie est bien bien cool mais point de Zrce ici (je pas trop cherché non plus).
En Serbie tout roule et on fait un petit Skype quand tu veux!