Translate

jeudi 17 septembre 2015

Izmir, encore!

Je suis arrivé à Selçuk chez Yağmur (Couchsurfing), le jour de mon anniversaire. Je me dis que cela va être bizarre de le passer loin de chez moi, comme il y a cinq ans au Pérou. Or, cette fois j'ose le mentionner et je crois que ce n'était pas une mauvaise idée. Chez Yağmur, il y avait aussi Oliver un Couchsurfeur allemand. Comme il voulait lui aussi voir le coucher de soleil au sein même de l'ancienne cité d'Efes, nous y sommes allés juste après avoir déposé nos bagages. On a pris quelques clichés, palabré sur les voyages et même pris le temps de boire une Efes à Efes ;-) ! A notre retour, Yagmur avait concocté un bon repas typiquement turc puis nous sommes sortis faire un tour au centre. Quelle ne fut pas ma surprise lorsqu'en pleine partie de tavla (backgammon) un gâteau d'anniversaire est arrivé sur la table! Je souffle les bougies, pense aux miens, fais un vœu et me dis que je suis sacrément bien reçu à Selçuk.









Le lendemain fut une journée bien remplie. On se lève tôt pour aller revoir Efes avec les lumières du matin et surtout avec presque aucune autre personne à l'intérieur du site. Bien nous en a pris, car trois heures plus tard, j'avais l'impression de me retrouver à nouveau en plein Dubrovnik quelques semaines plus tôt. On a l'idée un peu saugrenue d'aller voir le jour même le coucher de soleil à Pamukkale. On saute dans un bus qui traverse quelques petits cols puis traverse une vallée, on entre les derniers sur le site, on fait quelques photos de la colline qui est comme recouverte d'ayran glacé,  on apprécie le calme de la nuit et si les gardes ne nous avaient pas fait sortir, on aurait vraisemblement passé la nuit sur place. Finalement, on va manger et dormir un peu. À peine cinq heures plus tard, on entre à nouveau dans le parc, par une voie un peu moins officielle pour admirer le ciel passer du noir, au bleu, au rouge, au jaune, au doré et enfin voir le soleil pointer le bout de son nez. Tout se déroule à merveille jusqu'au moment où un garde arrive d'un pas décidé vers nous. En toute franchise, je ne faisais pas le malin et me demandais à quelle sauce on allait être mangé. En fin de compte, on a simplement dû payer une entrée, le problème étant plutôt du côté des gardes (ils ne comprenaient pas comment on avait réussi à se faufiler sans être vus) que du nôtre. On est ensuite retourné se balader dans le parc et sommes revenus en bus à Selçuk. Beaucoup de kilomètres en peu de temps, peu d'heures de sommeil mais surtout une belle dose d'adrénaline sans oublier la beauté de Pamukkale.













Par la suite, je suis remonté au nord vers Izmir où j'ai séjourné chez Caner (encore et toujours Couchsurfing). Comme il était parti à la plage avec sa copine, c'est son grand-papa de 85 ans qui m'a accueilli. Et quel accueil, il me raconte sa passionnante vie et m'offre un concert privé de mandoline avec chant à l'appui. Caner arrive chez lui, me propose de boire du Rakı en mangeant des mezzes le tout en écoutant, évidemment, de la musique turque. Même si je suis bien fatigué, je tiens le coup jusque vers deux heures du matin.
Je suis resté trois jours à Izmir, le temps de découvrir quelques facettes de cette métropole de presque trois millions d'habitants, de constater encore une fois le sens de l'accueil et la gentillesse des Turcs, de boire encore et toujours du bon café et du bon thé, déambuler dans les méandres du bazar, retourner au hamam et faire aussi quelques photos.












Dimanche passé, je suis reparti d'Izmir direction le Sud plus précisément Fethiye. Après quelques 5-6 heures de bus à sillonner entre les montagnes, on aperçoit aux alentours d'Akyaka la mer Égée qui vient faire une première incursion dans le paysage. Une fois arrivé à Fethiye, je vais me dégourdir un peu les jambes, vais piquer une tête dans l'eau, englouti un bon repas et vais dormir.
Le lendemain, après avoir avalé un délicieux petit-déjeuner turc (œuf dur, tomates, concombres, fromage blanc et olives), je pars pour une journée d'excursion en bateau. On passe prendre quelques autres touristes à Öludeniz, sorte de Magaluf turc (merci Hugues pour la comparaison) où les quarantenaires britanniques peuvent boire leurs bières et regarder leurs matchs de foot mais avec les coups de soleil en plus, puis montons dans le bateau. Par chance, il n'est pas bondé et le capitaine n'a pas eu la fausse bonne idée de mettre de la musique pop internationale comme fond sonore. C'est donc dans le calme que l'on profite du cadre splendide.
Néanmoins, je me suis posé la question durant la journée et me la pose encore, de la pertinence de participer à de tels tours organisés. D'un côté il est difficile d'accéder à ces lieux par ces propres moyens et d'un autre on est limité dans le temps de découverte: vingt minutes ici, une heure là... ou le tourisme façon fast-food. De plus, on ne doit penser à rien ce qui est vraiment génial ou terriblement triste selon le point de vue que l'on choisit. Bon cela reste des problèmes de riches, je ne vais pas plus épiloguer là-dessus.
Une chose est certaine, cela fait du bien de voyager en bateau, on se laisse bercer par la houle, le regard se perd sur l'horizon azur sans fin, on s'ennuie un peu, les idées viennent, repartent, on planifie un peu la suite aussi. J'ai terminé la journée en sortant du bateau avant la fin du tour, afin de revenir à Fethiye via Kayakoy en empruntant à pied une partie de la voie lycienne. Trois heures de marche exactement ce qu'il faut pour ouvrir l'appétit!











Hier, je me suis rendu à Seklılkent en Dolmuş (minibus faisant office de transport en commun). N'ayant cette fois pas de contrainte horaire, j'ai pu me balader à ma guise dans ces gorges ô combien magnifiques et ce sont une paroi un peu trop glissante et des qualités moyennes en escalade qui m'ont empêchées d'aller au bout du canyon. Poisson grillé frais du marché pour clôturer la journée.










Vu que j'ai le luxe et le privilège de ne pas avoir de route tracée à l'avance, j'ai décidé de revenir pour quelques jours à Izmir, ville que j'ai appréciée. J'ai envie de la parcourir à nouveau sans appareil photos, m'imprégner encore des couleurs, senteurs locales. Besoin également de laisser mon cerveau digérer les sensations qu'il a éprouvées  pendant ces neufs premières semaines de voyage, pour qu'il ne sature pas et ainsi puisse continuer à s'émerveiller des lieux que je vais découvrir.
Il semblerait aussi qu'il soit possible de rejoindre Ankara depuis Izmir par voie ferroviaire. Voilà quelques éléments, qui expliquent pourquoi j'écris ces lignes depuis le bus entre Fethiye et Izmir.




Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire